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Alex Nguyen lance des cours de stand – up sur Paris !

Alex NGuyen

Alex Nguyen est passé d’auteur de pièces de théâtre, à comédien ; il joue à présent son one man show « Au bout du rouleau, il y a le printemps » sur la capitale.

Alex NGuyen donne ses cours au Rendez - vous

Parce que l’humour n’est pas un talent offert par les Dieux, Alex NGuyen propose depuis la semaine dernière un cours de stand – up et one man show aux humoristes en herbe, désireux d’évoluer et de lancer leur carrière. Le cours commence à 17h, une fois que tout le monde est arrivé, dans une bonne ambiance, les nouveaux élèves de la classe d’Alex se présentent, et un atelier d’écriture en petits groupes se met en place. Comme une vraie classe, ils avaient des devoirs – trouver des bons thèmes de sketch directement tirés de leur enfance. Entretien avec le professeur Alex.

Ton parcours

Pourquoi avoir décidé de lancer un cours de stand up ?
Je m’occupais déjà d’un cours de one man show pendant an et demi, on était deux, j’ai pensé que là était venu le moment de me lancer seul. J’ai décidé de lancer ce cours avec toutes mes idées, celles que j’avais réunies. C’est une évolution, comme je suis seul j’ai toutes les commandes, je peux décider de tout ce que je vais faire à l’intérieur du cours et comment faire progresser les élèves.

Comment est tu devenu un artiste de stand up, est – ce que tu as toi aussi pris des cours ?
J’ai pris des cours aussi, donc ça m’a apporté, mais j’ai vu des choses qui auraient pu plus m’apporter donc j’essaie d’améliorer ça. J’ai pris des cours de standup, avant j’étais auteur de pièces de théâtre, puis après j’ai écrit un one man show pour un ami, puis de fil en aiguille j’ai voulu tenter ma chance de monter sur scène moi même même si ce n’était pas mon souhait. J’ai d’abord joué à 4 comédiens, puis à 2, puis tout seul.

La team Make Me laugh, qu’est – ce que c’est ?
Team Make Me Laugh, le nom du cours, et aussi le nom du spectacle, comme une troupe avec les meilleurs élèves, ou une grande partie du moins. Le cours est axé scènes ouvertes, pour des passages de 4 à 5 minutes dans les scènes que j’organise ou d’autres scènes parisiennes. Le cours a pour but de former cette team, toujours dans un but de les faire progresser.

Le troupe à un cours

 Le cours de one man show 

Pour faire du standup c’est bien de commencer avec d’autres personnes ?
Pour moi je compare l’humour avec de la musculation. On peut acheter des appareils de musculation, les mettre dans son salon et en faire, et cela leur convient, après il y en a qui ont besoin d’une salle de gym ou encore d’un coach. Ca dépend de chaque personnalité. Certains n’ont besoin de rien, d’autres d’une émulation, l’humour c’est pareil.

Faut il un minimum d’expérience ?
Il faut juste avoir des affinités avec l’humour, être marrant, souvent les gens qui viennent sont marrants dans leur personnalité et leur vie de tous les jours, aucun niveau n’est requis. Il y a des gens qui veulent être drôle pour leurs amis, d’autres pour monter sur scène.

En quoi va consister ton cours ?
Ceux qui sont nouveaux, qui arrivent, ont un petit exercice, ils se présentent, disent pourquoi ils veulent faire de l’humour et une petite blague, pour se décontracter et appréhender l’expression orale. Il y a différents domaines. Par exemple, cette semaine ils devaient raconter leur enfance par écrit, sous certaines manières, et là c’est le débriefing.

Quels sont les tarifs de ton cours ?
J’ai fait un système original, des cartes. 8 cours pour 80€, utilisables 3 mois après le premier cours. Seuls les cours où les élèves sont présents sont déduits, et le cours a lieu toute l’année sans saison, un peu comme une salle de sport. Il est mieux de venir à tous les cours, mais si on est absent à un cours, on le rattrape et on ne paye pas sans venir.

Le micro passe de main en main.

Les conseils au débutants

Quelles sont les qualités humaines et les efforts qui font un bon humoriste selon toi ?
Il faut déjà savoir beaucoup écouter je pense, il faut toujours écouter les avis des autres, savoir écouter, même si j’ai pu beaucoup jouer, on a toujours quelque chose à améliorer, il faut rester humble. Il faut également toujours essayer de rester dans l’air du temps, toujours voir ce qui se fait, de progresser, même sur des passages qui marchent déjà bien, toujours être dans l’optique de progresser. Un spectacle se travaille et s’améliore constamment, on peut toujours l’améliorer et aller plus loin. Pas forcément dans le rire, car le rire, mathématiquement, en 5 minutes, peut être provoqué plein de fois, mais le souvenir et le fait que le public te retienne, l’impact, n’a pas de limite. Qu’on puisse se rappeler de toi au quotidien, qu’un événement les fasse se rappeler de ta blague, ça n’a pas de limite.
C’est cela qu’il faut viser, que les gens se rappellent de toi. Certains spectacles ont eu des fans qui sont revenus 7 fois les voir. C’est à ce niveau, où tellement on a d’impact, que le public revient.

Quel serait ton conseil contre le trac ?
Contre le trac, à part l’alcool … Non en fait c’est comme tout, un chirurgien, un pilote, s’il a la maîtrise de ce qu’il fait, il n’a pas le trac. Si vous avez le trac, il faudrait retravailler votre texte, le travailler au point de l’avoir au bout de la langue, et n’avoir aucune hésitation. Il faut aussi privilégier les passages très courts, de 4 ou 5 minutes, pour limiter au maximum le texte à retenir, et vous concentrer sur le jeu et le bien être. Quand on a un sketch très très rôdé, on a très peu le trac car on sait exactement à quel moment ça va rire.

Toi qui as joué sur des scènes ouvertes aux Etats Unis, penses – tu qu’il soit possible de démarrer une carrière en français et dans une langue étrangère simultanément ?
Il y a de plus en plus d’humoristes français qui se jouent en anglais, il y en a vraiment énormément, pour un français, percer aux USA c’est un peu compliqué, car ils sont quand même 260 millions et ont une très forte culture du stand up. On peut y arriver, mais c’est vraiment très compliqué quand même, il faut être très fort. Il y a quand même un intérêt pour les français, pour aller voir comment ça se passe, rapporter une expérience.

La langue peut – elle former une barrière pour un spectacle étranger ?
Il faut adapter, ils ne sont pas sur le même humour. C’est bien d’avoir la démarche inverse, trouver des vannes qui fonctionnent sur le public américain, les ramener en France, et savoir que la vanne touche un public universel, les gens de paris, de province.

Quels seraient tes conseils pour les jeunes humoristes qui souhaient se faire connaître du public ?
Il faut commencer tout doucement par faire des scènes ouvertes. Rôder un sketch qui marche bien, l’améliorer, l’améliorer, le faire grossir de 5 à 7 minutes par exemple, une fois bien lancer, on peut envisager de s’exposer dans des scènes plus grosses par la suite, les contacts se feront rapidement. Quand on a du talent, on est repéré, même pour un sketch de 5 minutes. Si les gens voient que tout le monde rigole fort, la personne sera repérée petit à petit.

En conclusion que penses tu de Youhumour ?
J’ai fait les soirées Youhumour en avril 2013, c’était des très bonnes soirées, les vidéos sont bien, et beaucoup de gens m’en parlent (les plus vues). J’ai aussi pu faire l’émission déclaration d’humour, une super émission, ça m’a apporté beaucoup de visibilité, donc c’est top.

Et pour finir quelle est ton actu ?
Je suis à mon cours, cours-standup.com avec la team Make Me Laugh, et je joue également mon spectacle « au bout du rouleau, il y a le printemps » tous les samedi à 20h au Rendez – vous, 26 bld Bonne Nouvelle. J’anime aussi divers plateaux d’humoristes sur Paris.

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